Votre site web est un programme qui doit tourner sur un ordinateur, 24h/24 et 7j/7, pour répondre aux visiteurs. L'hébergement, c'est louer cet ordinateur. Chaque formule proposée par le secteur — mutualisée, VPS, cloud, et le préfixe « géré » qui accompagne souvent ces offres — n'est qu'une réponse différente à une même question : quelle part de l'ordinateur vous appartient réellement ? L'analogie avec le logement est pertinente, alors utilisons-la sans exception.
L'immeuble d'appartements — de 2 $ à 10 $ par mois
L'hébergement mutualisé place votre site sur un serveur partagé avec des centaines d'autres – un peu comme un immeuble où tout le monde se partage le loyer, la plomberie et l'eau chaude. C'est généralement le choix idéal pour la plupart des petits sites : un portfolio, une entreprise locale, un blog avec un trafic modeste. Le hic ? Le « voisin bruyant » : lorsqu'un autre site devient populaire – ou est piraté – vos pages ralentissent sans que vous n'y soyez pour rien. Les bons hébergeurs mutualisés surveillent cela de près ; les mauvais, eux, en font des tonnes. Impossible de savoir lesquels sur la page de vente, c'est pourquoi on teste les temps de réponse pendant douze mois plutôt que de se fier aux listes de fonctionnalités.
La maison de ville — de 10 $ à 60 $ par mois
Un VPS (serveur privé virtuel) divise une machine physique en plusieurs machines réellement distinctes. Le serveur reste le même, mais vous disposez désormais de vos propres ressources : une portion garantie de CPU et de mémoire, inaccessible aux autres utilisateurs. C'est la solution idéale pour une boutique en ligne qui doit garantir une rapidité optimale au moment du paiement, une application ou tout site web où un ralentissement engendre des coûts supplémentaires. En contrepartie, un VPS non géré suppose que vous (ou votre développeur) preniez en charge la maintenance : mises à jour, sécurité, sauvegardes. C'est ce que le terme « géré » vous offre en échange d'un prix légèrement supérieur, et pour la plupart des utilisateurs non techniques, l'investissement en vaut largement la peine.
L'hôtel qui facture à la minute
L'hébergement cloud répartit votre site sur un parc de machines et vous facture uniquement votre consommation. Pics de trafic ? Des serveurs supplémentaires sont automatiquement créés. Mois calme ? Vous payez moins. C'est l'architecture qui sous-tend la quasi-totalité des grands sites web – et le surcoût le plus fréquent pour l'hébergement des petits sites. L'évolutivité flexible résout un problème que la plupart des sites n'ont tout simplement pas, au prix de ce dont les petits opérateurs ont le plus besoin : une facture prévisible. Avec une facturation à l'usage, une journée de forte activité virale inattendue se traduit par une facture inattendue.
Trois spécifications qui comptent plus que la liste des fonctionnalités
Les pages de comparaison d'hébergement regorgent de cases à cocher : tout est illimité*, SSL gratuit, installateurs en un clic… Presque tout cela est la base. Trois critères distinguent les hébergeurs, et un seul est mentionné sur l'emballage. Premièrement, le TTFB (temps de réponse du serveur). Deuxièmement, la disponibilité réelle, là où les chiffres marketing méritent d'être expliqués.
Troisièmement, les performances sous charge — un indicateur souvent négligé. Un hébergeur qui met 180 ms à répondre à un visiteur et qui est incapable de gérer cinquante requêtes simultanées affiche un TTFB (Time To First Byte) médiocre malgré un bon TTFB. Notre outil de test enregistre ces trois indicateurs sur douze mois pour chaque hébergeur, ce qui permet aux marques d'hébergement que nous suivons d'obtenir ou de perdre leur score.
Tarifs de renouvellement — veuillez lire ceci avant de finaliser votre commande
Ce prix affiché de « 2,99 $/mois » correspond à un tarif promotionnel pour votre première période d'engagement. Les conditions générales précisent que le renouvellement se fera à 10-15 $/mois, soit une augmentation de 300 à 400 % prévue juste au moment où la migration de votre site vous semblera trop complexe. C'est légal, c'est une pratique courante, et c'est la seule chose que nous mentionnons clairement dans tous nos avis sur l'hébergement web. La solution est simple : optez pour la période promotionnelle la plus longue qui vous convient, notez la date de renouvellement et sachez que migrer un petit site vers un concurrent proposant un tarif promotionnel est une opération qui ne prend qu'un après-midi et que la plupart des bons hébergeurs effectueront même gratuitement.